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lunedì, 31 marzo 2008
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domenica, 23 marzo 2008
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mercoledì, 19 marzo 2008
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lunedì, 17 marzo 2008
Noi altri sfigati
Non siamo amati
Dai grandi borghesi
Che vivono nella gioia
Bisogna per piacere a loro
Avere una bella giacca
E un cappello elegante
Non rende chic un berretto
Da un aria disonesta
Ed è perchè
Quando un borghese ci vede
Dice puntando il dito su di noi
E’ un cattivo ragazzo
Ha dei modi
Poco cattolici
Si ha paura di lui
Quando lo si incrocia di notte
E un cattivo tipo
Che combina guai
Appena si spiega
Da dei pugni, la testa e i calci
Un cattivo ragazzo
Tutte le belle donne
Piene di perle e diamanti
Incrociandoci hanno l’aria da disprezzo
Sì, ma domani, forse sta sera
Nelle nei nostri bar verranno a trovarci
Balleranno come delle ragazze
Stringendo le nostre gambe
E leggeremo nei loro occhi sconvolti
La confessione che non osano sussurrare
E’ un cattivo ragazzo
Ha dei modi
Poco cattolici
Si ha paura di lui
Quando lo si incrocia di notte
E un cattivo tipo
Che combina guai
Appena si spiega
Ma non c’è niente di meglio
Per darti il grande brivido
Che un cattivo ragazzo

Nous les paumés
Nous ne sommes pas aimés
Des grands bourgeois
Qui nagent dans
Il
Pour être à leur goût
Un grand faux col
Et un chapeau mou
Ça n'fait pas chique une casquette
Ça donne un genre malhonnête
Et c'est pourquoi
Quand un bourgeois nous voit
Il dit en nous montrant du doigt
C'est un mauvais garçon
Il a des façons
Pas très catholiques
On a peur de lui
Quand on le rencontre
C'est
Qui fait du dégas
Si tôt qu'y s'explique
Ça joue du poing
D'la tête et du chausson
Un mauvais garçon
Toutes les belles dames
Pleines de perles et de diam's
En nous croisant ont des airs méprisants
Oui mais demain
Peut-être ce soir
Dans nos musettes
Elles viendront nous voir
Elles guincheront comme des filles
En s'enroulant dans nos quilles
Et nous lirons dans leurs yeux chavirés
L'aveux qu'elles n'osent murmurer
C'est un mauvais garçon
Il a des façons
Pas très catholiques
On a peur de lui
Quand on le rencontre
C'est
Qui fait du dégas
Si tôt qu'y s'explique
Mais y a pas mieux
Pour t'donner l'grand frisson
Qu'un mauvais garçon
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sabato, 15 marzo 2008
Venise chronique
( veneziando )
15 mars 2008
Ce matin la lumière est vive, les ciel est immaculé et l’humidité est déjà celle vive du printemps. En me rendant à mon travail je passe sur la place saint Marc, presque déserte à cette heure, animée seulement par les balayeurs, dont l’éternelle bonne humeur m’étonne toujours agréablement. Les deux colonnes de la Piazzetta encadrent la scène, matérialisant le théâtre vénitien qui parait sans coulisses. Coté cour, quelques bonnes sœurs se rendent à petits pas pressés à la première office dans la Basilique dont les ors scintillent à travers le porche ouvert. On croirait des petites poupées qui sortent prendre l’air d’une armoire longtemps fermée, sentant le thym séché, la poussière et l’anti-mite. J’imagine leurs vieux couvent ; ils sont nombreux à Venise, aux murs lézardés, craquelés, aux intérieurs suintant autours d’un vénérable cloître, qu’un rayon de soleil suffit à transformer en paradis serein.
Pendant la messe les mouettes achèvent de déchirer et engloutir à grand coup de becs les cadavres des pigeons morts pendant
Depuis des mois la mairie tente d’interdire la vente de graines pour limiter les dégâts infligés par le guano aux marbres des statues et à la pierre d’Istrie des façades de la place, mais il semble le lobby du mais vendu à prix d’or soit à ce jour le plus puissant.
Coté jardin, voilà l’irruption du monde extérieur. Un vaporetto a débarqué sur le môle un petit groupe de visiteur fraîchement arrivé et c’est un bruit familier qui résonne: le grondement des valises à roulettes, une sorte de signal d’invasion, comme le feraient les chenilles d’un tank à l’assaut.
C’est bien d’une invasion dont il s’agit, en 2007 un nouveau record de visiteur a été atteint : vingt-trois millions de touristes, et ce pour une ville d’à peine soixante-dix mille habitants. Toutes les prévisions annoncent une croissance exponentielle de ce flux quotidien, de cette conquête pacifique et violente à la fois, qui enrichit Venise autant qu’elle la vide de sa substance.
Les voyageurs traversent la place, font s’envoler en pagaille les pigeons encore endormis. Ils ralentissent, contemplent, et en silence s’assoient sur leur valise.
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martedì, 11 marzo 2008

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domenica, 09 marzo 2008

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sabato, 08 marzo 2008





guillaume ha scritto alle ore 17:16 commenti (2)
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venerdì, 07 marzo 2008
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martedì, 04 marzo 2008

C’è una strada
C’è una strada
La prendi. Cosa ti costa?
C’è una strada.
C’è pure un cane che corre
La testa nelle mani.
C’è una strada.
Sai, c’è gente che per anni
Hanno vissuto dando le spalle
Su una strada abbandonata
Con dei marroni selvatici
Che buttano le frutta ovunque nel paesaggio
C’è una strada come una ferita
Si vedrebbe l’osso del tuo viso.
C’è una strada
C’è una strada
Con dei funghi che crescono
Che fanno la neve e la schiuma.
C’è una strada che taglia la boscaglia.
C’è una strada piena di uccelli
Con gli occhi malati
Cha guardano verso l’equatore
Da dove viene il fumo che fa paura,
D'où vient la fumée qui fait peur.
C’è una strada
C’è una strada
Si cammina sopra. Non c’è un tappeto
Ci sono fiori come anemone
Che aspettano la pioggia
C’è una strada.
Ogni dieci anni, c’è un marianio
Che getta l’ancora nel cafe vicino,
Che parla di viaggio e più lontano,
Dopo la strada, bisogna prendere il treno.
Scendi all’alba
Con la tua valigia in mano
C’è talmente rumore che non hai piu orecchie
Mentre il fumo mangia il cielo
Poi alla fine tutto è uguale perchè
C’è una strada
La costeggi o la tagli.
Ti stendi e ti passano addosso
O ti alzi e ti sparano sopra.
C’è una strada, è meglio di niente.
Sotto le tue suole è duro e regge.

Y a une route.
Y a une route.
Tu la prends. Qu'est-ce que ça t'coûte ?
Y a une route.
Y a même un chien qui court,
La tête entre les mains.
Y a une route.
Tu sais, y a pendant des années
Des gens qu'ont vécu l'dos tourné
Sur une route abandonnée
Avec des marronniers sauvages
Qui jettent leurs fruits plein l'paysage.
Y a une route comme une blessure.
On verrait l'os de ton visage.
Y a une route.
Y a une route
Avec des champignons qui poussent
Et qui font la neige et la mousse.
Y a une route qui coupe la brousse.
Y a une route emplie d'oiseaux
Aux yeux malades
Qui regardent vers l'équateur
D'où vient la fumée qui fait peur,
D'où vient la fumée qui fait peur.
Y a une route.
Y a une route.
On marche dessus. Y a pas d'tapis
Y a des fleurs comme des anémones
Qu'attendent la pluie.
Y a une route.
Tous les dix ans, y a un marin
Qui jette l'ancre au café du coin,
Qui parle de voyage et plus loin,
Après la route, faut prendre le train.
Tu descends dans le p'tit matin
Avec ta valise à la main.
Y a tellement d'bruit q't'as plus d'oreilles
Pendant qu'la fumée mange le ciel.
Puis finalement tout est pareil parc'qu'
Y a une route.
Tu la longes ou tu la coupes.
Tu t'allonges et on t'passe dessus
Ou tu t'lèves et on t'tire dessus.
Y a une route. C'est mieux que rien.
Sous tes semelles c'est dur et ça tient.
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domenica, 02 marzo 2008









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